Génie mécanique et triathlon : le parcours de William

Publié le 05 Mar. 2026
Étudiant de 2e année en cycle ingénieur, spécialité Génie Mécanique à Centrale Lyon ENISE, William Amédro a fait le choix de l’alternance pour confronter rapidement les apprentissages théoriques aux réalités industrielles. En parallèle de son cursus, il mène un parcours sportif exigeant avec pas moins de 15 heures d’entraînement hebdomadaires. Organisation, rigueur et constance rythment son quotidien. Dans cette interview, il revient sur ses choix, ses ambitions sportives et son désir de relier ingénierie et sport dans le travail.
William Amédro

Centrale Lyon ENISE : Vous avez choisi la formation Génie Mécanique, pourquoi cette spécialité ?

William Amédro : Je crois que le GM m’intéresse depuis que je suis petit. J’ai toujours été curieux de mécanique puis, au lycée, j’ai beaucoup aimé les sciences de l’ingénieur. Il m’a semblé logique de continuer dans cette voie. J’ai fait un BUT Génie Mécanique et Productique à l’IUT de St-Etienne. Ensuite, je voulais continuer à approfondir mes connaissances dans une école d’ingénieur et je suis entrée à Centrale Lyon ENISE. Le GM est une spécialité assez large. Je découvre énormément de choses.

Centrale Lyon ENISE : Pourquoi avez-vous choisi l’alternance ?

William Amédro : L’alternance permet d’entrer directement dans le monde du travail. Depuis mes 18 ans, je fais des jobs étudiants et j’ai compris que ça m’intéresse. A côté de ça, je voulais assez rapidement mettre en application ce que je vois en cours. Je pense qu’il n’y a pas plus formateur. 

Centrale Lyon ENISE : Dans quelle entreprise faites-vous votre alternance ?

William Amédro : Dans l’entreprise Marrel à Andrézieux-Bouthéon. Elle est spécialisée dans les systèmes de levage pour les poids lourds. Je l’ai rejointe lors de la dernière année de mon IUT. Et j’y resterai jusqu’à mon diplôme grâce à un contrat de 3 ans. C’est agréable d’être bien intégré aux équipes, je suis des projets sur le long terme.

Centrale Lyon ENISE : Parlez-nous de la particularité de votre parcours d’étudiant sportif ? 

William Amédro : C’est un rythme que j’ai eu pendant une grande partie de ma scolarité et de ma formation. Du collège à l’IUT, je faisais des entraînements et des compétitions de ski alpin en parallèle des cours. J’ai atteint le circuit élite et les compétitions internationales, mais le rythme était de plus en plus soutenu. Il fallait que je sois très organisé pour aller skier le weekend tout en ayant fait mon travail pour le lundi matin. Lorsque c’est devenu trop compliqué de continuer à faire les deux, je me suis tourné vers un autre sport. 

Depuis que je suis à Centrale Lyon ENISE, je pratique le triathlon, c’est-à-dire des courses mêlant natation, vélo et course à pied. J’ai rejoint le Club de triathlon de St-Etienne, l’ASMSE Triathlon 42. L’organisation avec les études est plus facile même si cela représente encore beaucoup d’heures d’entraînement par semaine. 

Centrale Lyon ENISE : Avez-vous un emploi du temps adapté ? 

William Amédro : Non, je n’ai pas d’emploi du temps adapté. Je profite du temps libre avant les cours, entre midi et deux et le soir pour aller nager, faire du vélo ou courir. J’ai besoin d’environ 15 heures par semaines en dehors des 35h de cours ou en entreprise. Un planning adapté m’obligerait à rallonger mes études, même si cela m’aiderait beaucoup au quotidien.

Centrale Lyon ENISE : Quels sont vos prochains objectifs sportifs ?

William Amédro : L’Half Ironman de Nice fin juin 2026 : 1,9 km de natation, 90 km de vélo et 21 km de course. Je l’ai déjà fait l’année dernière. Cette fois-ci, le but est d’aller chercher un bon temps dans les 3 disciplines et de faire un classement. Et d’ici l’été, j’ai un planning bien rythmé avec des compétitions de triathlon, des cyclosportives, des courses à pied… au moins 2 courses par mois.

Centrale Lyon ENISE : Où vous voyez-vous dans 5 ans ?

William Amédro : Après l’obtention de mon diplôme, j’imagine pouvoir continuer à pratiquer du sport en compétition tout en travaillant en tant qu’ingénieur. A terme, j’aimerais pouvoir lier l’ingénierie et ma passion du sport. Pour progresser dans cette voie, j’ai cherché à faire mon stage à l’étranger dans ce secteur. Je suis ravie d’avoir trouvé une entreprise à Hambourg qui étudie les mouvements des coureurs sous le prisme de la médecine et de l’ingénierie biomécanique. Je crois au rapport entre la science et le corps humain et je suis impatient de voir ce qu’il se passe quand on le met sous contrainte.

Sportifs de haut niveau : un cursus aménagé possible

Les formations de Centrale Lyon ENISE sont ouvertes aux sportifs de haut niveau. Afin de leur permettre de concilier carrière sportive et études supérieures, l’école propose un accompagnement et un cursus adaptés au cas par cas.

Selon les besoins de l’étudiant, des aménagements de l’emploi du temps peuvent être mis en place, ainsi qu’un suivi dans le projet de formation et d’insertion professionnelle. Le parcours peut également être individualisé : pour les sportifs de haut niveau, il est par exemple possible d’étaler une année d’études sur deux ans.